Le Mali devient bientôt producteur des diamants

A la date d’aujourd’hui, les estimations disponibles au plan national tablent sur 583.598 carats dans les gisements primaires et 1.775.733 carats dans les gisements alluvionnaires. Avec un investissement de 20 à 30 millions de FCFA, la Société minière Samadou Mining pourrait commencer une exploitation artisanale mécanisée du gisement découvert à Bougouni

L’exploitation du potentiel découvert dans la Région de Bougouni exige des préalables

La diversification de la production minière nationale, longtemps voulue par les autorités pour vendre davantage la destination Mali afin d’attirer des investissements massifs dans le secteur, est-elle en train de se matérialiser ?

La confirmation précédente du potentiel diamantifère malien par une délégation technique du secteur des mines confirme cette tendance. Si l’on sait que cette découverte historique de diamant intervient quelques jours après le lancement des travaux de construction de la mine de lithium par Leo Lithium, coentreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium.

C’est la Société minière Samadou Mining, détentrice d’un permis d’exploration de diamants, qui a fait la découverte dans le village de Kénébélé, Commune de Kologo, dans la Région de Bougouni. Cela au terme de trois mois de travaux d’exploration. «Il s’agit de trois morceaux de diamants de bonne qualité à vu d’œil», comme confirme le directeur du Bureau d’expertise, d’évaluation et de certification des diamants bruts (BEEC).

Une analyse plus approfondie est demandée pour donner leur coût exact une fois les 4C (poids, coupe, couleur et pureté) déterminés. Un morceau de diamant peut être vendu entre 20 millions et plus de 100 millions de FCFA en fonction des 4C. L’État prélève 2% de la valeur de chaque morceau comme taxe.

Il faut préciser, néanmoins, que l’extraction des diamantq se fait principalement dans les gisements primaires (pipes kimberlitiques) à ciel ouvert (carrière) ou en souterrain. Les dépôts secondaires (placers) peuvent se trouver dans les lits des rivières ou sur les côtes marines (offshore).

20 À 30 MILLIONS DE FCFA — L’exploitation du potentiel découvert dans la Région de Bougouni exige des préalables. L’autorisation d’exploration de trois mois dont dispose Samadou Mining a expiré, rappelle un expert. À ce stade, suggère le spécialiste, il leur faut un permis de recherche d’une durée de trois ans renouvelable. 

«Mais nous pensons qu’ils peuvent passer à la phase d’exploitation», selon les dires de Dr Birama Sory Sidibé. Et d’assurer : «Avec un investissement de 20 à 30 millions de Fcfa nécessaires pour l’installation d’une laverie moderne (7 millions de FCFA) et une pelleteuse, ils peuvent commencer l’exploitation». L’expert précise ensuite qu’il s’agit là d’une exploitation artisanale mécanisée. Car, selon lui, la production du diamant ne requiert aucun produit chimique.

La directrice nationale adjointe de la géologie et des mines assure de son soutien à cet effet. «Le département fera tout pour accompagner Samadou Mining, afin de quitter le stade artisanal pour une exploitation de meilleur standard», promet Karambé Awa Goundiam.

Dr Birama Sory Sidibé invite les autorités à investir davantage dans la recherche pour une diversification de l’exploitation minière. «Ceci permettra de prouver l’existence du potentiel minier et de mieux négocier lors des conventions internationales et les contrats miniers», argumente le technicien.

Il a été établi que le Mali dispose d’un potentiel appréciable en diamant dans les zones de Kéniéba, Kangaba et Yanfolila. Les estimations tablent sur 583.598 carats dans les gisements primaires et 1.775.733 carats dans les gisements alluvionnaires. 1 carat équivalant à 0,20g.

L’on se rappelle que l’ancien ministre des Mines et du Pétrole avait confirmé en 2018 que le Mali possède des gisements de diamants. Les districts miniers de Kénièba, Kangaba et Yanfolila regorgent de milliers de carats de diamant tandis que dans certaines localités de Sikasso et de Taoudéni des recherches supplémentaires étaient en vue pour confirmer l’existence des pierres précieuses, avait précisé Pr Tièmoko Sangaré.

Rappelons que le Mali a été admis en 2013 au Schéma de certification du processus de Kimberly, un régime international de certification de diamants bruts réunissant gouvernements, industriels et société civile. Le Processus de Kimberly (PK) vise à éviter que les recettes émanant du commerce des diamants ne soient utilisées pour financer les activités militaires de groupes rebelles ou terroristes.

Les pays qui ont d’importantes productions alluviales, artisanales ou mécanisées, sont surtout en Afrique : Angola, RDC, Namibie, Sierra Leone, RCA, Guinée, République du Congo, Tanzanie, etc. selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis, ils représentent quelque 25 à 30% de la production mondiale qui a atteint près de 180 millions de carats en 2004.

La France, l’Allemagne, l’Italie et la Roumanie pour le statut de candidat immédiat à l’UE pour l’Ukraine

Les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Roumanie se sont prononcés en faveur de l’octroi immédiat à l’Ukraine du statut de candidat à l’adhésion à l’UE. Le dirigeant français Emmanuel Macron l’a annoncé lors d’une conférence de presse à Kyiv.

Le 16 juin, le Chancelier allemand Olaf Scholz, le Président français, le Premier ministre italien Mario Draghi et le Président roumain Klaus Iohannis sont arrivés à Kyiv.

«Nous devons aujourd’hui soutenir la décision que nous avons prise au sommet de Versailles… Envoyer un signal important. Nous soutenons tous les quatre l’octroi du statut de candidat à l’Ukraine. Ce statut est lié à la feuille de route, et tiendra également compte des situation dans les Balkans et les pays voisins, en particulier en Moldavie«, a-t-il déclaré.

Le président français a ajouté qu’il «espère» qu’une telle décision soit adoptée à l’unanimité par le Conseil Européen.

Emmanuel Macron a noté que «Zelensky sait que le processus d’adhésion [à l’UE] prendra du temps, mais des actions concrètes sont nécessaires maintenant«.

Selon le dirigeant français, «l’Ukraine fait partie de notre espace continental commun», et il faudra donc créer avec elle «de nouvelles formes de coopération«.

«Nous soutenons l’octroi du statut [de candidat] à l’Ukraine pour rejoindre l’UE«, a réitéré Emmanuel Macron.

Scholz a ajouté qu’il soutenait les propos de Macron et que Berlin «préconise une décision positive» en faveur de l’Ukraine et de la Moldavie.

Le dirigeant allemand a ajouté qu’il s’exprimerait au Conseil européen «pour une position commune — pour une décision positive sur le statut«.

«L’Ukraine fait partie de la famille européenne«, a déclaré le Chancelier.

Draghi a assuré que «le message le plus important de notre visite est que l’Italie veut que l’Ukraine fasse partie de l’Union européenne«.

Demain, le 17 juin, la Commission européenne publiera ses conclusions sur la possibilité d’accorder un tel statut à l’Ukraine, et une semaine plus tard, les 23 et 24 juin, se tiendra une réunion du Conseil Européen, où ils pourront approuver la décision.

Sénégal : atelier sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable

Amadou Hott, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale a présidé, ce jeudi le 16 juin 2022, un atelier consacré à la validation politique du rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Le Sénégal s’est volontairement engagé, à l’instar de la communauté internationale, à rendre compte, périodiquement, de l’état d’avancement de la mise en œuvre des ODD.

Cette année, le thème porte sur « reconstruire en mieux après la maladie à coronavirus (Covid-19) tout en faisant progresser la mise en œuvre intégrale de l’Agenda 2030 pour le développement durable ».

Le rapport est le fruit d’une franche collaboration entre les services étatiques centraux et déconcentrés, le Système des Nations Unies au Sénégal, les Organisations de la société civile, le Secteur privé, les Elus locaux et l’ensemble des autres acteurs au développement.

Au nom du Gouvernement, Monsieur le Ministre a remercié l’ensemble des parties prenantes pour leur engagement et la qualité des contributions faites.

Le rapport est disponible à : https://bit.ly/3HqJEee

#AmadouHott #MEPC #ODD #NationsUnis #Sénégal

Le Japon face à l’exploitation d’une source d’énergie « illimitée » qui se trouve dans l’océan

Les sources d’énergie sur la Terre ne se résument pas uniquement aux charbon, pétrole et gaz naturel. Notre planète abonde en alternatives disons plus vertes, notamment l’énergie solaire et celle produite par le vent. Les océans regorgent, elles aussi, d’une source d’énergie illimitée. Cette source est pourtant inexploitée, mais la situation pourrait changer dans un très proche avenir.

Exploiter les courants des eaux océaniques pour générer de l’énergie électrique n’est pas une simple affaire en raison de la puissance des torrents sous-marins, mais cette chose n’est pas impossible comme cela pourrait paraître du premier coup d’oeil. L’entreprise japonaise IHI Corporation a des intentions et se prépare, en effet, à relâcher une monstrueuse technologie au sein de l’océan pour exploiter cette source d’énergie dont le potentiel parait n’avoir aucune limite. Un projet sur lequel la société travaille depuis plus d’une dizaine d’années et pour lequel elle s’est associée en 2017 avec la New Energy and Industrial Technology Development Organization (NEDO).

Après plus de trois ans et demi d’essai dans les eaux au large de la côte sud-ouest du Japon, l’engin baptisé Kairyu s’apprête à entrer en fonction. L’appareil est composé d’un fuselage dont la longueur est de 20 mètres qui gère la flottabilité de l’ensemble et d’une paire de ventilateurs à turbine contrarotatifs. Chacun de ces derniers abrite un système de production d’énergie rattaché à une turbine de 11 mètres de long. 

La bête est capable de s’orienter pour trouver la position la plus efficace pour générer de l’énergie à partir de la poussée d’un courant en eau profonde et la canaliser dans un réseau.

Une solution idéale pour le Japon

Le Japon, un pays insulaire asiatique est particulièrement dépendant des importants combustibles fossiles, mais, comme tout autre pays dans le monde, il cherche à se défaire de ces énergies polluantes. Malheureusement, le pays ne peut plus vraiment compter sur l’énergie nucléaire, suite à la dégradation de l’opinion publique à ce sujet. La catastrophe de Fukushima (2011) a laissé des traces douloureuses. Le Japon n’a donc pas d’autre choix que de mettre les technologies avancées à profit pour puiser de l’énergie d’autres sources. Mais contrairement à d’autres, il ne peut compter sur l’énergie éolienne ou solaire par manque de place.

Le Japon dispose cependant d’autres ressources. En tant que pays insulaire, il est en effet entouré de tous côtés par les eaux océaniques. Et la présence du courant de Kuroshiore (l’un des plus forts dans le monde) sur la côte est du Japon représente d’ailleurs une opportunité énergétique pour certains, notamment pour IHI Corporation.

« Les courants océaniques ont un avantage en termes d’accessibilité au Japon », a déclaré Ken Takagi, professeur de politique des technologies océaniques à la Graduate School of Frontier Sciences de l’Université de Tokyo, selon Bloomberg. « L’énergie éolienne est géographiquement plus adaptée à l’Europe, qui est exposée à des vents d’ouest prédominants et située à des latitudes plus élevées. »

Un projet prometteur

Le potentiel d’exploitation énergétique du tourbillon serait de 205 gigawatts soit environ l’équivalente de ce que produit le Japon actuellement. Exploiter le filon n’est cependant pas facile en raison de la profondeur du gyre, de la puissance des courants et des mouvements rapides des eaux de surface. Mais l’engin semble prometteur pour faire face à cet environnement peu amical sinon hostile.

Dans un flux d’environ un à deux mètres par seconde, l’appareil mis au point par IHI Corporation s’est avéré capable de produire un total de 100 kilowatts de puissance. Cela reste faible par rapport à la capacité de 3,6 mégawatts d’une éolienne offshore moyenne, mais la résistance de l’engin face aux éléments de la nature pourrait donner lieu à de nouveaux modèles, plus grands. Avec des turbines de 20 mètres de long, il pourrait ainsi produire 2 mégawatts.

De plus, l’exploitation des courants océaniques pour la production de l’énergie présente un énorme avantage par rapport à l’énergie solaire ou éolienne en question de sa stabilité.

Si le projet fait preuve de bons résultats, un parc de générateurs électriques pourrait voir le jour à l’est des côtes du Japon. Il devra cependant encore relever de nombreux défis, exploiter les courants maritimes pour générer de l’énergie n’est pas une première et les obstacles (coûts d’ingénierie élevés), contraintes environnementales, proximité des zones côtières avec le réseau – ont souvent poussé les projets aux ordures.

Présentation de la 1ère voiture électrique au Sénégal

Thiès : Mbaye Guèye EMG présente la 1ère voiture électrique au Sénégal et promet sous peu l’arrivée de taxis électriques.

Lors de la cérémonie de remise des clés de 50 minibus, par Mansour Faye, ministre des infrastructures, des transports terrestres et du dèsenclavement, Mbaye Guèye EMG a voulu attirer l’attention des visiteurs aux nouvelles voitures automatiques et même électriques.

Selon lui, les sénégalais doivent davantage s’intéresser aux véhicules qui sont en phase avec les nouvelles technologies.

Mbaye Guèye du Groupe EMG Universal Auto a également saisi l’occasion pour annoncer dans le cadre ce projet d’amélioration du système du transport, l’arrivée de 500 véhicules qui seront entièrement assemblés et montés au Sénégal.

Il est à rappeler que ce projet a été financé par le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT) et de conventions de partenariat et de financement du GIE Transport Vérité, de la Direction des transports routiers, du CETUD, de la BOA et du Groupe EMG Universal Auto, entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’Action prioritaire ajusté et accéléré (PAP2A) de l’État du Sénégal.