Le Congo construira une ligne ferroviaire de 1000 kilomètres pour faciliter l’exploitation du minerai de fer

La République du Congo prévoit de construire une nouvelle voie ferrée. L’infrastructure reliera les zones d’exploitation du minerai de fer à Pointe-Noire.

Les autorités de la République du Congo prévoient de mettre en œuvre un projet de construction d’un chemin de fer qui permettra de relier les zones d’exploitation du minerai de fer à Pointe-Noire, une ville portuaire. L’initiative a été validée par le Conseil des Ministres.

Le chemin de fer permettra l’exploitation du minerai de fer du pays

Le chemin de fer aura une longueur de 1000 kilomètres. Les travaux seront réalisés par un consortium composé de Sangha Mining Development Sasu et de ses partenaires. Ce projet permettra de mieux exploiter le potentiel en minerai de fer du pays, indique Energy Capital Power.

Sangha Mining Development Sasu et ses partenaires détiennent les droits de concession de trois zones minières. Il s’agit de Badondo, Avima et Nabemba. Ces zones sont situées à Sangha, dans le nord du pays. Ces trois mines contiennent près de 1,097 milliard de tonnes de minerai de fer.

Augmentation des investissements dans les projets d’infrastructures minières

Le consortium prévoit d’investir plus de 10 milliards $ dans ces mines. L’objectif est de porter la production de fer à 100 millions de tonnes par an, à partir de 2023. Le consortium prévoit également d’investir dans d’autres projets d’infrastructures minières.

Ces projets comprennent la construction d’une aciérie à Pointe-Noire et d’une ligne de transmission électrique. Cette initiative permettra de soutenir les opérations minières. Sangh Mininag Development Sasu et ses partenaires financeront également la construction d’un grand port minéralier

L’ensemble de ces projets contribuera au développement de l’industrie minière au Congo. Ces investissements dans la chaîne de valeur minière du pays permettront au secteur d’occuper une place de premier plan sur le marché.

Des architectes ukrainiens ont présenté le concept de logements modulaires préfabriqués pour les victimes des hostilités

Le studio de design architectural Dekart Studio a présenté le concept de logements modulaires pour les zones touchées par la guerre contre l’agression russe. Il est proposé de placer des maisons écologiques rondes dans les territoires qui seront restaurés après la victoire de l’Ukraine. Anatoly Eksarev, le fondateur et PDG de Dekart Studio, en a parlé sur sa page Facebook.

Comme le note Anatoly Eksarev, le concept a été créé pour les centaines de milliers de personnes qui se sont retrouvées sans abri lors de l’invasion militaire de la Russie et qui attendent retourner dans leur ville natale une fois la situation normalisée.

Le développement de la coseption de maisons modulaires est une initiative personnelle de Dekart Studio.

Parmi les caractéristiques des constructeurs modulaires, leur fabrication et leur installation au sein de Dekart Studio sont :

• la possibilité de production régionale, sans longue logistique;
• la facilité de livraison et de montage ;
• les unités modulaires prendront en compte les capacités logistiques des sociétés de transport régionales, sans nécessiter de véhicules spéciaux pour le transport et le montage;
• la minimisation de l’espace d’entreposage à toutes les étapes ;
• la consommation d’énergie minimale et émissions minimales dans l’environnement.

Après implantation, les maisons modulables pourront accueillir aussi bien des familles de 2 personnes que des familles à multiples enfants. De plus, ils peuvent agir comme des objets locaux de la vie quotidienne, des commerces, des services et des zones administratives. Le studio suppose également que de telles structures écologiques peuvent être utilisées comme logements permanents, qui peuvent être reformatés en hôtels de campagne.

 «Nous espérons vivement que notre proposition sera acceptée pour accueillir la majorité des familles qui ont perdu un toit au-dessus de leur tête et rentreront chez elles«, note Anatoly Eksarev.

Chemin de fer Tanzanie-Zambie : l’achèvement de la réhabilitation du pont ferroviaire sur le Chambeshi annoncé pour juillet 2022

Avec l’une de ses sections principales endommagée, le chemin de fer Tanzanie-Zambie, une infrastructure importante pour l’économie des deux États, n’a pas enregistré de liaison de bout en bout depuis bientôt 1 an. Un problème que la Tazara s’active à régler.

     Le chemin de fer Tanzanie-Zambie, TAZARA railroad en anglais (aussi appelé Uhuru Railway, d»après le mot Swahili pour liberté, et Tanzam Railway) a été construit dans les années 1970 par la Tanzania-Zambia Railway Authority (‘TAZARA’) afin de désenclaver la Zambie un pays sans accès à la mer et de créer une alternative au chemin de fer passant par la Rhodésie du Sud et l’Afrique du Sud, deux pays alors soumis à un régime d’apartheid et de ce fait boycottés par la plupart des pays indépendants d’Afrique.

La Tazara, l’autorité ferroviaire binationale exploitant le réseau Tanzanie-Zambie, a annoncé que les liaisons directes entre les deux pays reprendront le 22 juillet prochain après l’achèvement des travaux de remise à niveau du pont ferroviaire sur le fleuve Chambeshi, cours d’eau frontière entre les deux pays. Le pont qui constitue un élément essentiel de la ligne de 1 860 km qui les raccorde, a été endommagé le 13 mai 2021 suite à un accident de train de marchandises. Cela a restreint la continuité de la liaison qui depuis lors s’arrête à plus de 630 km de la ville de New Kapiri-Mposhi, point de chute habituel du réseau.

     Construction

     Le chemin de fer fut en partie financé et construit par la République populaire de Chine qui cherchait à cette époque à propager son influence en Afrique. La construction débuta en 1970 et la ligne fut ouverte au trafic six ans plus tard. Les travaux ont mobilisé 50 000 ouvriers chinois et 60 000 africains, dont au moins 65 meurent victimes du paludisme et un nombre inconnu d’accidents du travail1.

     La Chine ouvre des lignes spéciales de transport maritime pour acheminer travailleurs et matériels. Plus d’un million de tonnes de matériel partent ainsi du port de Canton. Les autorités chinoises mettent en place un service postal spécial pour les lettres envoyées par les ouvriers à leurs familles.

     La ligne part du port tanzanien de Dar es Salam, prend une direction Sud-Ouest traversant tout le Sud de la Tanzanie. Cette région était lors de la construction pratiquement inhabitée. Il y a eu ensuite un important développement industriel à la suite de la construction de l’usine hydroélectrique de Kidatu et d’une papeterie à Rufiji. La ligne traverse ensuite la frontière et rejoint le chemin de fer zambien à Kapiri Mposhi. Sa longueur totale est de 1 860 km et l’altitude au point d’arrivée est de 1 400 m.

     Le coût total de l’opération s’éleva à 500 millions de dollars (ce qui représenterait aujourd’hui plus de 3 milliards d’euros) faisant de cette ligne le projet d’aide au développement étranger le plus coûteux jamais entrepris par la Chine. En outre, la Chine accorde 980 millions de yuans (aujourd’hui 2,4 milliards d’euros) de prêts sans intérêts à la Tanzanie et à la Zambie.

Selon le directeur général de la Tazara, Bruno Ching’andu, les assurances données par l’entreprise en charge des travaux permettent de prévoir « une reprise des opérations de fret sur le pont Chambeshi le 22 juillet, et toutes les opérations de passagers commenceront peu de temps après, y compris les services transfrontaliers qui ont été suspendus en mai 2020, à cause de la pandémie de Covid-19 ».

La Zambie, en raison de son état d’enclavement, a fait de la Tanzanie, notamment du port de Dar es Salaam, l’un des maillons importants de sa chaine d’approvisionnement. L’interconnexion ferroviaire qui facilite l’acheminement de plus grosses quantités de marchandises lui permet d’en réexporter une partie vers le Zimbabwe, également privé d’accès à la mer, et de se positionner en tant que fournisseur.

     Interconnexion

     L’écartement des rails est de 1 067 mm, de façon à correspondre à celui des chemins de fer zambiens. Ceux-ci étant connectés au réseau de chemins de fer du Zimbabwe et de l’Afrique-du-Sud, le TAZARA constitue un point d’accès en direction du réseau des chemins de fer de l’Afrique australe. Il y a une rupture de charge entre la ligne et celle de la Tanzania Railways Corporation (1 000 mm) à Dar es Salaam. Une station de transbordement est en construction à Kidatu.

     La possibilité d’une extension en direction des grands lacs incluant une connexion avec le Burundi et le Rwanda, souhaitée dès 1998, est engagée en 2017.

La Tazara, au titre de son bilan d’activités de l’exercice 2020/2021, avait rapporté qu’un volume total de fret d’environ 217 661 tonnes métriques avait transité via ce réseau, alors que le flux de voyageurs était de 2 760 493 passagers.

L’UE intéressée par le gazoduc EastMed

L’étude de faisabilité du gazoduc de la Méditerranée orientale (EastMed) est censée répondre à la question de la faisabilité commerciale de sa construction, mais la Commission européenne (CE) le considère toujours comme un projet d’intérêt commun de l’UE, a déclaré le porte-parole de la CE, Tim McPhee.

«Le développement des ressources gazières en Méditerranée Orientale est un élément important de notre stratégie de diversification. Vous savez que nous poursuivons cette stratégie dans le cadre du plan RePowerEU (renforcement de l’indépendance énergétique de l’UE)«, a déclaré un porte-parole lors d’un point de presse à Bruxelles, jeudi le 16 juin 2022.

«Un protocole d’accord a été signé hier. Il couvre tout le gaz de toute origine dans la région, c’est-à-dire y compris potentiellement les membres de l’UE«, a déclaré le porte-parole de la CE.

Il a relevé que «le gazoduc EastMed est un projet d’intérêt commun (PIC), inscrit dans la cinquième liste des PIC«.

«Il existe un financement pour une étude de faisabilité par le biais du mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Cette justification est toujours en cours de promotion par les promoteurs du projet. Ils doivent finaliser cette étude et ensuite décider de construire ou non le gazoduc en fonction de sa faisabilité commerciale et, par exemple, la demande dans la région«, a résumé McPhee.

La veille, l’UE, Israël et l’Egypte ont signé un protocole d’accord pour augmenter l’approvisionnement en gaz de la région méditerranéenne vers l’Union européenne.

«Aujourd’hui, nous franchissons une étape très importante, puisque nous avons signé ce matin un protocole d’accord sur la fourniture de gaz naturel d’Israël à l’Égypte. Le gaz sera liquéfié ici, puis transporté vers l’Union européenne », a déclaré la présidente de l’UE Ursula von der Leyen au Caire le 15 juin.

EastMed est un projet de gazoduc onshore et offshore d’une capacité de 10 milliards de mètres cubes par an, qui, selon le plan, devrait relier les champs offshore de la Méditerranée orientale à la Grèce continentale via le Chypre et la Crète et fournir du gaz naturel à d’autres pays de l’UE.

Le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour l’énergie est un programme de financement de l’UE pour la mise en œuvre des politiques relatives aux réseaux transeuropéens d’énergie. Il vise à soutenir les investissements dans la construction de nouvelles infrastructures énergétiques transfrontalières en Europe, ainsi que la réhabilitation et la modernisation des infrastructures existantes.

Source : Interfax-Ukraine

MAROC : LES RÉSERVES D’OR DU ROYAUME OCCUPENT LA 5ᵉ PLACE EN AFRIQUE

Les réserves d’or du royaume marocaine sont estimées à 22,12 tonnes métriques, selon la base de données Statistica (Allemagne).

En se stabilisant à la barre des 22,12 tm, les réserves d’or du Maroc ont connu une augmentation de 0,01 tm par rapport au premier trimestre 2018. Selon les données de Statistica, les réserves d’or du Royaume du Maroc sont plus importantes que celles du Nigeria (21,37 t), de l’île Maurice (12,44 t), du Ghana (8,74 t), de la Tunisie (6,84 t) et du Mozambique (3,94 t). L’Algérie est cependant en tête de la liste régionale avec 174 tonnes métriques devant l’Afrique du Sud, la Libye et l’Égypte.

Le Maroc pourrait améliorer sa position puisque les opérations minières aurifères continuent de montrer que le pays dispose d’un potentiel de réserves d’or. En février dernier, la société minière canadienne Stellar AfricaGold a annoncé la découverte d’un troisième réservoir d’or dans la région de Tichka Est, non loin de Marrakech.

Selon le groupe de réflexion canadien Fraser Institute, le Maroc est un terrain favorable pour les investissements miniers en Afrique et le huitième au monde.

Le secteur minier marocain représente 10% du Produit Intérieur Brut (PIB) avec 90 % des revenus provenant des phosphates.

Source : lepetitjournalmarocain.com